Publié le 11.11.2015 par Dominique Brustlein-Bobst
Categories: Temps partagé - Presse

La Professionnalisation du bénévolat

Je suis heureuse des répercussions de l’article que m’a consacré l’AGEFI dans son édition du vendredi 6 novembre dernier, à la suite du Ladies’Lunch de Lausanne en faveur de l’Association Pacte des paroles aux actes!
Et je remercie tout particulièrement Nicolette de Joncaire qui a su décortiquer le « Pourquoi » et le « Comment » de mon Engagement et de mes engagements !

La professionnalisation du bénévolat

DOMINIQUE BRUSTLEIN-BOBST. L’expertise développée dans la philanthropie se double de compétences financières. Au service d’une éthique.

Nicolette de Joncaire

C’est à sa facilité de contact, à sa faculté d’aller à l’encontre de tous et à créer une dynamique que Dominique Brustlein-Bobst doit l’expertise qu’elle a développée dans l’univers de la philanthropie. Lever des fonds, négocier des soutiens, débloquer des budgets, savoir être crédible, un ensemble de compétences qu’elle met depuis de longues années au service des multiples  fondations qu’elle assiste et préside. Des connaissances doublées d’une expertise financière acquise comme associée fondatrice de Brustlein & Cie, créé avec son mari Christian, et aujourd’hui enrichie par sa fonction de présidente du conseil d’administration de CONINCO Explorers in finance, une société de gestion  tournée vers l’investissement durable.

Engagée envers de nombreuses organisations humanitaires et non gouvernementales suisses et internationales, elle met à leur disposition ses compétences et son savoir faire pour mener à bien des mandats de gestion de projets en communication institutionnelle et en organisation événementielle. Elle mobilise en particulier son réseau professionnel et social pour des évènements de fund raising qui accroissent la visibilité de leur activité auprès d’un large public. Education, intégration sociale, recherche médicale, soutien à la cause animale ainsi qu’à l’environnement, et recherche dans les énergies renouvelables,  la diversité des projets, ou plutôt des causes, auxquelles Dominique Brustlein-Bobst est impressionnante.

Son rôle? Définir des projets qui correspondent à la vision et aux buts de ceux qui la mandatent et mettre en place une stratégie de développement et de communication autour de ces projets.  Elle a conçu un concept qui allie sciences et culture en association, par exemple, avec Septembre Musical. Ces évènements sont ce qu’elle appelle un appel d’air, une mobilisation de l’attention. Ils permettent de construire, autour de ses fichiers de contact qui comprennent plusieurs milliers de personnes, un intérêt chaque fois renouvelé.

Le droit à la différence et la solidarité  sont  parmi  les  grands thèmes qu’elle soutient. C’est ainsi qu’elle en est venue à présider le Ladies’ Lunch de Lausanne qui, deux fois par an, soutient l’action d’une fondation ou d’une association d’aide sociale (lire -joint) ou à rejoindre la Fondation Sport et Solidarité, placée sous  l’égide  du  mouvement olympique. Un support qui n’est pas limité aux institutions suisses puisqu’elle a également cofondé la Fondation Jan & Oscar pour l’enfance précarisée en Thaïlande et fait partie du conseil de l’International Foundation for Population and Development qui développe et finance des projets  de Women Empowerment en Asie. 

Tout sujet en ligne avec sa vision très personnelle d’un engagement éthique peut la séduire. Dans le domaine de l’environnement et des énergies renouvelables, elle a été avec son mari Christian parmi les premiers investisseurs impliqués dans le projet Solar Impulse au côté de Bertrand Piccard et d’André Borschberg, et siège au conseil de fondation de One Nature Foundation. Dans celui de la recherche scientifique et médicale de pointe, elle a fait partie du conseil de la Fondation Internationale pour la Recherche en paraplégie (IRP) auprès de laquelle elle joue aujourd’hui un rôle de conseil. Sa mission y est de jeter des ponts entre le monde de la recherche et celui du grand public,  à des fins de visibilité et de levée de fonds. Une mission qui lui a été également confiée par la Fondation pour la psychiatrie de la petite enfance.

Les sollicitations se succèdent et de nouvelles portes s’ouvrent. Elle est aujourd’hui conseiller spécial auprès de l’OMCT (Organisation Mondiale de  Lutte contre la Torture).

Se percevant d’abord comme une initiatrice de projets, elle quittera le Ladies’ Lunch au  terme de 10 ans de présidence et 15 ans de présence au comité pour passer la main lors du 50e Ladies’ Lunch d’avril prochain où elle réunira toutes les associations et fondations qui y ont été soutenues depuis l’origine du concept.

 

Le soutien à la réinsertion

C’est à l’association Pacte, issue du mouvement des Paroles aux Actes lancé en 1987 par Christiane Langenberger, que le Ladies’ Lunch dédiait son déjeuner bisannuel d’hier au Lausanne Palace. Fondée en 2002 par Françoise Piron, Pacte a pour but de promouvoir les femmes dans le monde du travail et plus particulièrement celles en situation précaire pour des raisons d’âge, de santé ou de famille. Son objectif ? La réinsertion professionnelle par la lutte contre l’isolement et la reconstruction d’une image de soi. Une réussite pour Stéphanie Zwahlen, venue témoigner du soutien que Pacte a su lui apporter. « Il y a la plus grande urgence à réinsérer les femmes qualifiées senior dans l’économie. Les entreprises se plaignent du manque de talents et les restrictions à l’immigration sont une entrave supplémentaire alors que 50% des masters sont aujourd’hui des femmes » nous explique Françoise Piron. Grâce au Lunch, sept bourses seront distribuées donnant aux bénéficiaires de meilleures chances de décrocher un emploi. – (NJN)

Article AGEFI du 06.11.2015 en PDF

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